32 termes à connaitre pour mieux comprendre l’écosystème de la startup.

Pour lancer sa start-up, investir ou travailler dans l’écosystème,  mieux vaut en maitriser les codes et le langage. Comme tout secteur, la startupsphère a son propre jargon. A une différence près : les start-up ont l’innovation pour vocation. Un élément qui explique l’utilisation d’un langage nouveau et en mouvement.

  1. Start-up (startup en anglais)
    Une start-up est une jeune entreprise, sans passé, innovante et qui évolue dans le secteur des nouvelles technologies. Elle présente un fort potentiel de croissance et est financée par des levée de fonds, et/ou des business angels. Jeune pousse, synonyme de start-up.

    Le startuper est le fondateur de la start-up.

  2. Lifestyle business (entreprises de mode de vie)
    Ce sont des entreprises qui dépendent fortement des compétences, de la personnalité, de l’énergie et des contacts des fondateurs. Souvent, il sont créent exercer des talents ou des compétences personnelles, réaliser un horaire flexible, travailler avec d’autres membres de la famille, rester dans une zone géographique souhaitée ou tout simplement s’exprimer. Mais sans l’implication personnelle profonde du fondateur, de telles entreprises ont peut de valeur. Ce type d’entreprises à généralement un potentiel de croissance limité, car une telle croissance détruirait le style de vie que leurs propriétaires recherchent. Les anges investisseurs sont donc rarement impliqués dans ces entreprises.

    Les lifestyles business sont souvent considérées comme une alternative à la retraite.

  3. Entrepreneur, serial entrepreneur
    Dans la startupsphère, l’entrepreneur est la personne qui porte un projet, de l’idée à la commercialisation, en passant par toutes les phases de levée de fonds, pitch… On parle de serial entrepreneur quand une personne crée des start-up de manière répétée et dans un temps réduit.
  4. Early stage
    Financement des premières étapes de la vie de la startup.
  5. Bootstrapping
    Lancer un projet d’entreprise sur fonds propres, sans intervention de tiers (hormis les éventuels associés) et sans aappel à une aide financière, sous quelque forme que ce soit (prêt, investisseur, subvention, etc…)
  6. Business modèle
    Il s’agit de la description de la stratégie commerciale de la stratup, la manière dont elle va produire, réaliser des ventes et des profits.
  7. Cash burn rate
    Taux de combustion de la trésorerie. Ce taux se mesure à la vitesse à laquelle la jeune startup consomme les capitaux apportés par les actionnaires. Si le capital est épuisé, la jeune pousse doit commencer à faire des bénéfices, soit trouver du financement additionnel, soit mettre la clef sous le paillasson.
  8. Vérification diligente
    La vérification d’diligente (due diligence) est une sorte d’ « examen final » que l’entreprise réussit (en obtenant des fonds) ou rate.C’est l’ensemble des moyens utilisés par les investisseurs pour enquêter et déterminer les forces et faiblesses d’une entreprise. En outre, les investisseurs veulent connaitre les risques potentiels et identifiables de l’entreprise. Sont les procédures d’évaluation menées par l’investisseur avant toute prise de participation. État avancé d’une négociation ou l’acheteur (investisseur) à accès aux documents originaux, a un droit de visite des sites, etc.
  9. Sortie (Exit)
    Survient quand les investisseurs dans une start-up sont en mesure de vendre leur participation dans la start-up. Les plus courants sortie sont : revente ou acquisition par un tiers, vente des actions à d’autre actionnaires, vente action à un tiers, introduction en bourse (IPO) et les rachats d’action par la direction (MBO).
  10. Term sheet
    Document résumant les principaux termes et conditions suivant lesquels l’investisseur en capital propose d’investir dans l’entreprise dont, entre autres, les conditions préalables. 
  11. Lead investor
    Investisseur chef de file du projet. Dans un tour de table visant à faire entrer de nouveaux actionnaires, le Lead Investor analyse l’entreprise et effectue les due diligences (voir plus haut) au nom de tous les investisseurs. Généralement il connaît bien le secteur dans lesquelles la startup évolue.
  12. Crowdfunding / CrowdEquity / Crowdlending
    Après l’idée, vient le moment de la financer. Avant d’en arriver à la levée de fonds, le startuper commence souvent par emprunter à ses cercles plus ou moins proches via les plate-formes de crowdfunding (financement participatif par le don), crowdlending (les internautes deviennent votre banque) et le crowdequity (les internautes deviennent actionnaires).
  13. Incubateur
    Comme dans le monde de l’agriculture, l’incubateur a pour vocation d’aider les jeunes pousses dans leurs premiers pas. Les incubateurs proposent aux start-up un lieu où travailler, ce qui permet aux entrepreneurs de sortir de leur isolement. Dans certains cas, les incubateurs proposent des rencontres, des formations et offrent une visibilité aux jeunes entreprises.
  14. Accélérateur
    L’incubateur a rapidement été remplacé par l’accélérateur. Ce dernier a la volonté d’accompagner la start-up dans son lancement en se concentrant sur les aspects business. L’idée est de construire un modèle économique sain et viable.
  15. Fondateur
    Il est le créateur, l’initiateur de la start-up. Peut-être parce qu’il s’agit d’une entreprise nouvelle, le startuper est appelé fondateur. Il est celui qui pose les bases de l’entreprise. Et en construit l’histoire.
  16. Pitch
    L’histoire. Souvent très travaillé, ce très court texte ou très court discours doit être capable à la fois de résumer le concept proposé par la jeune pousse, mais aussi son état d’esprit, et ses ambitions. Le pitch se fonde souvent sur un story tellingmarquant : une anecdote qui a poussé le ou les fondateurs à se lancer dans l’aventure. Le vocabulaire du pitch est choisi avec précision et originalité. Il doit être clair, consis et irrésistible.
  17. Le pitch deck
    Concrètement, le pitch deck est une présentation PowerPoint en 10 ou 12 slides. Le pitch deck contient les éléments clés et marquant de vos business plans.Un pitch deck doit être très vendeur, c’est presque une publicité de votre start-up. Ne négligez pas la forme, pour un pitch deck c’est essentiel. Votre pitch deck doit être beau ! Il est un peu comme la soutenance de ce document ! C’est le premier document « marketé » de votre projet. Ce ptick deck est très à la mode en ce moment, mais attention un vrai business plan reste indispensable. C’est votre document de travail, ou vous avez creusé les moindres petits détails de votre projet.
  18. Business Angel (BA)
    Il s’agit d’un investisseur providentiel ou ange investisseur. C’est une personne qui, en plus d’investir financièrement dans l’entreprise naissance, offre son expérience, son réseau, ses compétences aux jeunes entrepreneurs. Le business angel est une sorte d’ange gardien qui vient valider l’idée et permet sa réalisation.
  19. Venture Capital ou capital risque (VC)
    C’est l’activité qui consiste à financer en capitaux propres, ou presque, des start-up. L’investisseur en capital risque, apporte du capital à la toute jeune entreprise. A la différence du BA, le VC agit au sein de fonds de capital risque.
  20. Levée de fonds
    La levée de fonds est incontournable pour une entreprise qui se lance puisqu’elle ne peut encore mobiliser que peu d’argent, que ce soit par le prêt, l’apport ou les entrées d’argent dues à son activité. La levée de fonds est également importante en période de développement rapide de l’entreprise. Dans les accélérateurs, les startupers sont obnubilés par la levée de fonds.Il y a plusieurs phases dans la levée de fonds :

    1. Amorçage (seed capital): financement destiné à une entreprise avant sa création.
    2. Création (capital de démarrage): l’entreprise est au début de son activité. Elle n’a pas encore commercialisé son produit. Le financement est destiné au financement du produit et à sa première commercialisation.
    3. Post-création : l’entreprise à déjà un prototype et a besoin de capitaux pour démarrer la fabrication et la commercialisation. Elle n’engendre encore aucun profit.
    4. Viennent ensuite les séries, on parle de levée de fonds en série Aqui permet de s’orienter vers un nombre d’utilisateurs conséquent et une croissance de l’entreprise. En série B, le montant de la levée de fonds explose permettant d’exporter et d’implanter l’idée à l’international. On peut continuer longtemps dans les séries C, D, mais il est rare d’aller au-delà de la série E.
  21. Lean start-up
    Concept développé par Eric Ries dans son ouvrage à succèsThe lean startup. C’est le moment clé du démarrage de l’entreprise qui consiste à identifier les problèmes et les solutions, la clientèle et ses attentes et besoins, identifier les coûts, les indicateurs clés et les sources de revenus. Bref, il s’agit de concevoir les produits qui répondront au mieux aux attentes des consommateurs avec un investissement initial minime.
  22. Valorisation
    La valorisation est la valeur de l’entreprise. Il intervient à plusieurs étapes de l’évolution de la start-up. Il s’agit de voir la rentabilité, les flux financiers futurs, comparer plusieurs entreprises du même secteur…
  23. IPO
    Initial public offering. L’entrée en bourse. La grande victoire !
  24. EBITDA
    Earning before interest, taxes, dépreciation and amortization.
  25. CEO / CTO
    Chief of Executive Officer (CEO). L’ancien Président Directeur Général (PDG). Chief Technology Officer (CTO). L’ancien directeur technique ou scientifique. Les start-up adoptent une flat hierarchy, une hiérarchie plate qui n’aime pas le schéma vertical des entreprises classiques. Les CEO et CTO sont bien souvent les cofondateurs. Les personnes travaillant dans la start-up sont appelées, au moins au début, à être multitâches en raison du faible nombre d’employés.
  26. Growth / Growth hacking
    Littéralement, bidouiller la croissance. Ce sont des éléments et techniques marketing qui permettent d’accélérer la croissance.
  27. GAFA
    Les géants du web d’aujourd’hui ont été les startups d’hier. Google, Apple, Facebook, Amazon.
  28. SEO
    Search Engine Optimization. C’est l’optimisation pour les moteurs de recherche, et notamment Google. Il s’agit d’améliorer la visibilité des pages web grâce à l’utilisation de mots-clés, de balises, de liens…
  29. Hacker
    Hacker n’est pas utilisé ici dans le sens de l’informaticien qui crée des programmes informatiques ou cherche à contourner les protections logicielles et matérielles. Chez les startupers, l’idée est de « hacker sa vie »,selon Rachel Vanier, ou trouver des solutions pour être plus productif, plus efficace.
  30. Scalable / Scalabilité
    Ce calque de traduction désigne le changement d’échelle. C’est la capacité du produit de s’adapter au changement d’échelle et de grandeur quand la start-up prend de l’ampleur.
  31. Traction
    C’est la capacité de la jeune pousse à attirer de plus en plus de monde. Les start-up sont donc très présentes sur internet et sur les réseaux sociaux afin de parler d’elles. 
  32. FOMO / FOBO
    Fear of missing outou FOMO, la peur de louper quelque chose qui pousse à être tout le temps connecté sur tous les réseaux à la fois. Le FOMO s’accompagne de FOBO Fear of being offline.
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